Le prix de vente idéal de tout produit ou service est celui qui attire suffisamment de clients satisfaits, tout en vous permettant de générer une marge correcte. Le restaurateur doit prendre en compte également la concurrence et quelques principes. Voici nos conseils pour fixer le prix des menus d’un restaurant.
Fixer le bon prix de vente de ses menus
Pour calculer le prix des menus, le restaurateur détermine en premier lieu le prix de revient de chaque plat proposé, en fonction du poids de chaque article. Par exemple, un steak haché de 200 g, acheté 10 euro le kilo, revient à 2 euros. Puis, il réalise la même opération pour chaque portion de chaque plat proposé, sans oublier les boissons.
Il applique ensuite une marge à ce prix de revient pour couvrir les frais fixes tels que loyer, électricité, eau, rémunérations et charges sociales, publicité, etc. Il convient alors de prendre le montant mensuel de ces charges et de le diviser par le chiffre d’affaires mensuel. Cette opération est à répéter sur plusieurs mois, notamment en cas de variation saisonnière de l’activité du restaurant.
Optimiser le coût dans les menus
Dans la restauration, les coûts alimentaires représentent en général 28 % à 35 % du chiffre d’affaires.
Il faut optimiser le coût réel des produits alimentaires pour atteindre le coût idéal. Au début de chaque semaine, le restaurateur détermine la valeur financière des différents produits achetés en les comparant aux recettes générées. Cela permet de déterminer la part réelle des coûts alimentaires.
Avec ces informations répétées au fil des semaines, le restaurateur peut affiner ses menus et optimiser la rentabilité de chaque plat.
Le prix du menu d’un restaurant est donc composé du prix de revient des aliments, d’une partie des charges fixes et de la marge.
Par exemple, si un plat revient à 4 euros, avec un pourcentage des coûts alimentaires de 30 %, le prix de vente au client sera de : 4 / 30% soit 13,30 euros HT.
La cohérence des prix de ses menus
Les principes d’Omnes vous permettent d’affiner ces prix pour rencontrer la clientèle.
Par exemple, l’ouverture de gamme est constituée par l’écart de prix entre le plat le moins cher et le plat le plus cher. Cet écart ne doit pas être supérieur à 3 en général dans la restauration. Cela permet d’assurer une cohérence dans le positionnement du restaurant.
L’aspect psychologique du prix est également important. Ainsi, en adoptant une fourchette basse, moyenne et haute, la plupart des clients optent pour le prix moyen.
Les restaurants peuvent aussi utiliser des promotions pour déceler si certains produits ne rencontrent pas le succès en raison de leur prix ou ne correspondent tout simplement pas au goût des clients.
Dans tous les cas, fixer le bon prix de ses menus nécessite de tester, analyser et optimiser très souvent.
