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](https://www.youtube.com/watch?v=TWa6SVGEl6A)[

](https://www.youtube.com/watch?v=ut0A_hudAro)
Les professionnels sont de plus en plus nombreux à adopter une voiture électrique. Silencieux, écologiques, pratiques, avec une large autonomie, les véhicules verts peuvent aussi diminuer votre impôt et vos cotisations sociales.
Frais réels ou indemnités kilométriques : quelle option choisir ?
Deux options s’offrent à vous.
En optant pour les frais réels, vous déduisez de votre revenu d’activité, à hauteur de l’utilisation professionnelle :
- Tous les frais relatifs à votre véhicule (consommation d’électricité, entretien, pneumatiques, etc.)
- Les charges de propriété (amortissement dans la limite des plafonds fiscaux, assurance, intérêts d’emprunts), si votre véhicule est inscrit au registre des immobilisations de votre activité.
Le forfait kilométrique consiste à appliquer un barème publié chaque année par l’Administration fiscale, basé sur la puissance fiscale de votre véhicule et sur le nombre de kilomètres parcourus par an à titre professionnel. Le montant ainsi obtenu est déductible de votre revenu professionnel.
L’option est globale par année civile, et peut être modifiée chaque année.
Frais réels et véhicule électrique : avantages et inconvénients
Amortissement
L’achat d’une voiture électrique est amorti sur une durée de 4 à 5 ans, avec un plafond fiscal total de 30 000 € pour un véhicule 100 % électrique. A titre d’exemple, ce même plafond est réduit à 9 900 € pour les véhicules émettant plus de 130g de CO² / kilomètre.
La batterie fait l’objet d’un amortissement à part, si elle bénéficie d’une facture distincte ou si son coût est individualisé sur la facture. La durée de vie d’une batterie électrique étant plus courte, l’amortissement est généralement pratiqué sur 1 an ou sur la durée réelle d’utilisation.
Lors de la revente du véhicule, la plus-value éventuelle est imposée à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales, sauf si vous rentrez dans le champ d’application d’exonérations spécifiques.
Consommation d’électricité
La consommation d’électricité est évaluée en fonction du nombre de kilomètres professionnel effectué, valorisé au tarif du kWh de votre domicile.
Incitations fiscales
Deux autres dispositifs favorisent l’adoption d’un véhicule professionnel électrique :
- Exonération partielle ou totale de la taxe régionale proportionnelle sur la carte grise (en fonction des régions)
- Obtention d’un bonus écologique dont le montant varie en fonction du prix et du caractère récent (neuf ou occasion) du véhicule. En cas d’inscription du bien dans le patrimoine professionnel, ce bonus est imposable.
Par ailleurs, en tant que profession libérale soumis aux bénéfices non commerciaux (BNC), vous n’êtes pas redevable de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS), dont les conditions sont également très favorables dans le cadre d’un véhicule 100 % électrique ou hybride.
Enfin, pour toute acquisition entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2023, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt personnel sur l’installation du système de recharge, sans condition de revenu. Il est de 75 % du montant des dépenses engagées, dans la limite de 300 € par système de recharge. Le crédit s’applique que le logement soit votre résidence principale ou secondaire et que vous soyez propriétaire ou locataire.
Indemnités kilométriques et véhicule électrique : ce qu’il faut retenir
Cette option, dont le suivi est moins contraignant, se révèle souvent plus avantageux pour les infirmières, dont le nombre de kilomètres parcouru par tournée peut être significatif.
Depuis 2020, l’Administration Fiscale a mis à jour le barème kilométrique : les véhicules électriques bénéficient dorénavant d’une majoration de 20 % par rapport au barème classique.
Une question sur la déductibilité des frais pour les voitures électriques ? Nos experts-comptables professions libérales sont là pour y répondre.
