Les exploitants agricoles réclamaient depuis de longs mois une façon de soulager leurs trésoreries. Celles-ci ont particulièrement souffert en raison des intempéries et des épidémies. Le ministère de l’Agriculture vient de préciser les modalités d’attribution des aides annoncées début novembre. Deux prêts distribués par les banques sont ainsi mis en place. Décryptons le détail de ces nouvelles aides à la trésorerie des exploitations agricoles.
Un prêt à moyen terme à taux bonifié
D’ici la fin de l’année, les banques devraient proposer un prêt à moyen terme (sur 2 ou 3 ans) dont voici les principales modalités :
- un capital emprunté jusqu’à 50 000 € ;
- un taux bonifié de 1,75 % sur 24 mois et de 2,35 % sur 36 mois, grâce à un effort partagé des banques et de l’État français ;
- un taux bonifié exceptionnel à 1,5 % sur 24 mois et 2,15 % sur 36 mois pour les jeunes exploitants agricoles installés depuis moins de 5 ans.
Ce prêt à taux bonifié concerne les agriculteurs traversant des difficultés conjoncturelles en raison d’aléas climatiques ou sanitaires.
Les conditions d’octroi sont les suivantes :
- une baisse de chiffre d’affaires de plus de 20 % en 2024 par rapport à leur moyenne historique de référence.
- l’activation d’au moins 60 % de leur épargne de précaution, si l’exploitant agricole en détient une. Pour ceux qui n’en n’ont pas, la seule condition de baisse du chiffre d’affaires sera suffisante.
Le premier prêt de ce type a été signé le jeudi 12 décembre, en présence de la ministre de l’Agriculture. Le bénéficiaire est un jeune agriculteur de l’Oise.
Un prêt de consolidation à long terme
Seconde mesure annoncée : un prêt de consolidation à long terme en cas de difficultés structurelles, par exemple du fait de l’impact du changement climatique.
Les conditions d’octroi de ce prêt bancaire :
- un taux d’endettement global supérieur à 50 % ;
- ou un rapport EBE / CA inférieur à 25 %
Les banques accorderont dès début 2025 ces prêts de consolidation sur une durée maximale de 12 ans et un montant de capital emprunté plafonné à 200 000 €.
L’État s’engage à couvrir 70 % du montant emprunté par une garantie de Bpifrance, dont le coût sera intégralement remboursé par l’État.
Chaque banque s’engage à faire un effort sur les conditions financières pour minimiser le coût pour le bénéficiaire.
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