L’exonération des pourboires était l’une des mesures post-Covid pour soutenir certains secteurs en difficulté. Depuis 2022, les pouvoirs publics ont ainsi accordé un régime social et fiscal dérogatoire aux salariés qui reçoivent des pourboires. La loi de finances pour 2025 prolonge ce dispositif pour une année supplémentaire.
Quelles sont les conditions de l’exonération des pourboires ?
Sont visés tous les secteurs d’activité, dont les salariés en contact avec la clientèle reçoivent des pourboires de la part des clients : hôtellerie, restauration, taxis, tourisme, culture, coiffure et beauté.
Le pourboire doit être remis volontairement, soit directement au salarié, soit indirectement via l’employeur (notamment via le paiement digitalisé).
Pour bénéficier de ces exonérations, la rémunération versée au salarié doit être inférieure à 1,6 Smic, soit 2 882,88 € brut en 2025. Ce plafond se calcule par rapport au salaire versé calculé selon la durée légale du travail ou la durée mensuelle prévue au contrat de travail. Il convient d’ajouter la rémunération pour heures supplémentaires et complémentaires, hors majoration accordée pour ces heures.
Une exonération fiscale et sociale en 2025
L’article 7 de la loi de finances n°2025-127 du 14 février 2025 prolonge le régime social et fiscal des pourboires à l’identique pour toute l’année 2025.
Sur le plan fiscal, les pourboires bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu.
Sur le plan social, ils profitent d’une exonération de toutes les cotisations et contributions d’origine légale ou conventionnelle :
- cotisations de Sécurité sociale,
- cotisation AGS (garantie des salaires),
- prélèvements sociaux CSG-CRDS (cotisation sociale généralisée, contribution au remboursement de la dette sociale),
- contribution FNAL (fonds d’aide au logement),
- versement mobilité,
- contribution au dialogue social,
- contribution à la formation professionnelle (CFP),
- taxe d’apprentissage (TA).
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