Les employeurs qui recrutent en contrat d'apprentissage bénéficient d'un soutien financier de l'État, dont les règles viennent à nouveau d'être actualisées. Depuis le 8 mars 2026, les montants de l'aide à l’apprentissage ont été revus à la baisse pour certains niveaux de qualification, avec une logique désormais clairement orientée vers les diplômes les moins élevés. Voici ce que les entreprises doivent savoir pour préparer leurs recrutements en alternance.
Deux dispositifs d'aide coexistent pour l'apprentissage
Le cadre légal distingue deux types d'aides à destination des employeurs qui signent un contrat d'apprentissage :
D'un côté, l'aide unique à l'apprentissage, permanente et inscrite dans le Code du travail, s'adresse aux entreprises de moins de 250 salariés dont l'apprenti souhaite préparer un diplôme ou un titre professionnel classé au maximum au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles — soit l'équivalent d'un baccalauréat. Son montant peut atteindre 5 000 € pour la première année d'exécution du contrat.
De l'autre côté, une aide exceptionnelle. Ce dispositif temporaire, mis en place à l'origine dans le contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19, couvre les contrats qui ne relèvent pas de l'aide unique. C'est précisément ce second dispositif qui fait l'objet d'une mise à jour significative : ses montants ont été réduits et son périmètre recentré sur les niveaux de diplôme les plus bas.
À retenir : ces nouvelles conditions de l’aide exceptionnelle s'appliquent aux contrats d'apprentissage conclus depuis le 8 mars 2026, dès lors que la date de début d'exécution du contrat intervient avant le 1er janvier 2027.
Des montants qui varient selon le niveau de diplôme et la taille de l'entreprise
Le montant de l'aide à l’apprentissage, telle que l'aide est versée au titre de la première année du contrat, dépend de deux critères principaux : le niveau de la certification visée — tel que défini par le cadre national des certifications professionnelles — et l'effectif de l'entreprise. Les tableaux suivants récapitulent les montants applicables aux contrats conclus depuis le 1er janvier 2026.
Cas particulier : quel que soit le niveau du diplôme préparé et la taille de la structure, l'aide est portée à 6 000 € lorsqu'un apprenti en situation de handicap est concerné.
Contrats conclus depuis le 8 mars 2026
| Niveau du diplôme ou titre professionnel préparé | Entreprises de moins de 250 salariés | Entreprises d'au moins 250 salariés*
|
|---|---|---|
| Niveaux 3 et 4 (CAP, BEP, Baccalauréat…) | 5 000 € | 2 000 € |
| Niveau 5 (Bac+2) | 4 500 € | 1 500 € |
| Niveaux 6 et 7 (Bac+3 à Bac+5) | 2 000 € | 750 € |
| Niveau 8 (Doctorat…) | 0 € | 0 € |
* L'aide accordée aux entreprises d'au moins 250 salariés est conditionnée au respect d'un quota d'alternants dans l'effectif global : la part des contrats favorisant l'insertion professionnelle doit atteindre au moins 5 % de l'effectif salarié total annuel de l'entreprise, constaté au 31 décembre de l'année suivant celle de la conclusion du contrat d'apprentissage.
Contrats conclus entre le 1er janvier et le 7 mars 2026
| Niveau du diplôme ou titre professionnel préparé | Entreprises de moins de 250 salariés | Entreprises d'au moins 250 salariés
|
|---|---|---|
| Niveaux 3 et 4 | 5 000 € | 0 € |
| Niveaux 5, 6, 7 et 8 | 0 € | 0 € |
Ce que les employeurs doivent retenir pour 2026
Le décret en vigueur depuis le 8 mars 2026 traduit une volonté de concentrer les aides à l'embauche sur les niveaux de qualification les moins élevés. Concrètement, les contrats visant un diplôme de niveau bac ou inférieur restent les mieux soutenus, tandis que les formations de niveau master ou équivalent voient leur aide diminuer sensiblement, et les doctorats sont désormais exclus du dispositif.
Pour les entreprises qui souhaitent recruter un apprenti afin de préparer un diplôme ou un titre professionnel de niveau supérieur, il est donc conseillé d'anticiper cette réduction de l'aide dans le calcul du coût réel de l'alternance. Le recours à un opérateur de compétences (OPCO) peut par ailleurs permettre d'identifier d'autres leviers de financement complémentaires, notamment pour les formations de niveaux 6 et 7.
Enfin, rappelons que ces nouvelles règles s'appliquent uniquement aux contrats conclus à compter du 8 mars 2026 et dont l'exécution débute avant le 31 décembre 2026. Les contrats antérieurs continuent de relever des barèmes plus favorables qui leur étaient applicables au moment de leur signature.
Cette nouvelle diminution des aides intervient après plusieurs mesures déjà défavorables à l’apprentissage pourtant si bénéfique à l’intégration des jeunes générations dans l’entreprise : baisse de l’exonération des cotisations salariales depuis le 1er mars 2025, nouvelle participation financière de 750 € pour les employeurs depuis le 1er juillet 2025, proratisation de l’aide à l’embauche depuis le 1er novembre 2025.
Les spécialistes de la gestion des ressources humaines et de la paie du réseau TYLS vous informent sur les aides disponibles et vous accompagnent dans le recrutement de vos apprentis.
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